Projet FISHWIND · Learning Expedition

Pêche, éolien en mer et récifs artificiels : une coopération France-Japon

Du 17 au 25 octobre 2026, une délégation de l’OP SATHOAN, dont deux pêcheurs professionnels, s’est rendue au Japon pour comprendre comment les pêcheurs japonais négocient, accompagnent et tirent parti de l’arrivée de l’éolien en mer.

Chōshi · Tokyo · Gotō

漁業と洋上風力の共生

3territoires visités
10+organisations rencontrées
8 + 1éoliennes flottantes à Gotō
20 ansde fonds de soutien à la pêche à Gotō

Ce que nous avons vu

Chōshi

Premier port de pêche du Japon en volume. Une coopérative qui exploite la criée, une éolienne posée et des récifs expérimentaux posés à proximité.

Tokyo

La fédération nationale des coopératives de pêche (JF Zengyoren), qui a pesé sur la loi éolien en mer, et les fabricants de récifs artificiels.

Gotō

Le premier parc éolien flottant commercial du Japon, construit avec les pêcheurs et la ville après des années de concertation.

Ce que nous en retenons

Les pêcheurs sont partenaires, pas spectateurs. Au Japon, la loi interdit de désigner une zone éolienne si la pêche risque d’être entravée, et les organisations de pêcheurs siègent de droit au comité de concertation.
La concertation commence tôt. À Gotō, le conseil local existe depuis 2014 ; la zone n’a été désignée qu’en 2019.
Une contrepartie durable pour la pêche. À Gotō, la société de projet alimente pendant 20 ans un fonds géré par la ville avec les coopératives, qui finance notamment une partie de l’assurance des navires.
L’éolienne peut devenir un habitat. Poissons, langoustes et algues colonisent les structures et les récifs posés à proximité. Des résultats encourageants, qui devront être confortés par un suivi scientifique rigoureux.
Les récifs artificiels sont une filière mature. Plus de 16 000 récifs à coquilles posés au Japon, dont les pêcheurs remplissent eux-mêmes les substrats : une piste pour valoriser les coquilles du bassin de Thau.

Et maintenant ?

Ces enseignements nourrissent le projet FISHWIND, consacré à la coexistence entre la pêche et les futures fermes éoliennes flottantes de Méditerranée et aux récifs artificiels. La délégation a invité M. Masanobu Shibuya, fondateur de Shibuya Diving Industry (SDI), à venir en France, en mer avec les pêcheurs, pour poser les bases d’une coopération durable entre le Japon et la Méditerranée.

Le rapport de mission complet : récit des rencontres, analyses, données et catalogue des récifs observés.

Merci à la société SDI, à la CCI France Japon, ainsi qu’aux pêcheurs, coopératives et collectivités de Chōshi, Tokyo et Gotō qui nous ont reçus. Merci enfin à Sylvain Pioch, à l’origine de cette rencontre.